Botamochi vs ohagi : Même wagashi, deux saisons
Le botamochi et l'ohagi sont fondamentalement le même wagashi, une boule de riz gluant enrobée d'anko, mais ils portent des noms différents selon la saison. Cette subtilité illustre le lien profond entre la cuisine japonaise et le rythme des saisons.
La différence entre botamochi et ohagi
Le botamochi se déguste au printemps, lors de l'équinoxe vernal (Shunbun no Hi, autour du 20 mars). Son nom vient du botan, la pivoine qui fleurit au printemps. L'ohagi se savoure en automne, lors de l'équinoxe d'automne (Shubun no Hi, autour du 23 septembre). Son nom fait référence au hagi, le lespédéza qui fleurit à cette saison. Traditionnellement, le botamochi utilise du koshi-an (pâte lisse) car les haricots azuki de la récolte précédente ont des peaux dures qu'il vaut mieux retirer. L'ohagi utilise du tsubu-an (avec morceaux) car les azuki fraîchement récoltés en automne ont des peaux tendres. Pour les préparer : cuisez 300 g de riz gluant mélangé à 100 g de riz normal. Écrasez partiellement au pilon (les grains doivent être encore visibles). Formez des boules et enrobez de 30 g d'anko chacune. Temps de préparation : 20 minutes. Cuisson riz : 40 minutes. Pour 10 pièces.
Un Wagashi de commémoration et de partage
Le botamochi et l'ohagi sont traditionnellement offerts aux ancêtres lors de l'Ohigan, la semaine qui entoure chaque équinoxe. Les familles japonaises déposent ces wagashi sur l'autel bouddhique domestique (butsudan) avant de les partager entre eux. Au-delà de l'anko, ces wagashi se déclinent en version kinako (enrobé de farine de soja grillé), sesame noir (enrobé de pâte de sésame) ou zunda (pâte d'edamame pilées). La version zunda est une spécialité de la région de Sendai dans le Tohoku. Préparer des botamochi ou des ohagi en famille est une tradition qui se perpétue dans de nombreux foyers japonais. C'est un acte culinaire chargé de sens, qui relie les vivants aux ancêtres à travers le partage d'un aliment simple et sincère.
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Pourquoi le riz n'est-il pas complètement écrasé comme dans le mochi ?
Le botamochi et l'ohagi conservent intentionnellement une texture de riz partiellement écrasé (hangoroshi, littéralement 'à moitié tué'). Cela crée un contraste de textures entre les grains de riz et l'anko lisse, ce qui distingue ces wagashi du mochi traditionnel.